Commençons d'abord par la
définition. Que veut-on dire par adoption? Voici ce que nous
trouvons dans le Dictionnaire Webster: L'adoption est de prendre
dans sa famille l'enfant de quelqu'un d'autre par une procédure
légale et de l'élever comme s'il était le sien.
Cela signifie qu'un enfant adopté ne portera plus le nom
de son père biologique. |
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Cela aura donc pour résultat
qu'il ou elle sera coupé(e) de tous les droits ou responsabilités
envers ses parents biologiques et sera traité(e) alors comme
l'enfant à part entière de ceux qui l'adoptent.
L'Islam approuve-t-il cela? A vrai
dire, l'adoption dans ce sens était largement répandu
en Arabie et dans le reste du monde lorsque l'Islam a été
révélé. En fait,le Prophète Mohammed
(P. et B. d'Allah sur Lui) lui-même avait Zaïd comme
fils adopté. Il était appelé Zaïd fils
de Mohammed. Des musulmans ont perdu de vue une caractéristique
importante de l'Islam et ont rendu à la hâte leur jugement
sur le fait que l'Islam accepte en effet l'adoption. Ils citent
cet incident de la vie de famille du Prophète. La vérité,
cependant, est que l'Islam croit en général en la
solution graduelle des problèmes profondément enracinés
comme l'adoption, l'alcool, etc. Il prépare les musulmans
par un nombre de stages pour la réalisation d'un système
Islamique.
L'Islam encourage la prise en charge
des orphelins et des pauvres, au point où le Prophète
Mohammed (P. et B. d'Allah sur Lui) a dit: «Moi
et les gardiens des orphelins seront ensemble au paradis»;
il a aussi appelé les musulmans à donner le meilleur
traitement à ces enfants misérables. Même une
caresse sur la tête d'un enfant ou une tape sur son épaule
est un grand acte de vertu aux yeux d'Allah. L'Islam donne aussi
un très sérieux avertissement à ceux qui dévorent
les biens des orphelins parce qu'ils ne font que dévorer
le feu dans leur estomac et iront dans le feu de l'Enfer! (Coran,
sourate 4, verset 10).
Malgré tout cela, l'Islam
considère le fait d'appeler les enfants avec les noms d'autres
parents qui ne sont pas les leurs comme une injustice. Nous lisons
donc dans le Saint Coran: {Il n'a point fait
de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos
qui sortent de votre bouche. Mais Allah dit la vérité
et c'est Lui qui met l'homme dans la bonne direction. Appelez les
enfants adoptifs par le nom de leur père; considérez-les
alors comme vos frères et soeurs en religion ou vos protégés}
[Sourate 33, versets 4-5].
Donc, lorsque ces versets ont été
révélés, Zaïd qui avait été
auparavant appelé fils de Mohammed a été appelé
selon le nom de son vrai père bien qu'il ait continué
à porter allégeance au Prophète (P. et B. d'Allah
sur Lui) jusqu'à la fin de sa vie. Pour confirmer cette annulation
d'adoption, Allah acommandé à Son Prophète
de se marier avec Zaïnab, la femme divorcée de Zaïd
pour que les musulmans comprennent de façon pratique qu'un
fils adopté n'est pas du tout un vrai fils. Ceci fait partie
des autres choses pour lesquelles le Prophète a été
mis à l'épreuve.
Puisque l'adoption est une injustice
et une falsification de la vérité, nous trouvons aussi
le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dire sur l'autorité
de Saad ibn Abi Waqqas qui a rapporté que le Messager d'Allah
a dit: «Celui qui est appelé
d'un nom autre que celui de son père et sait que cette personne
n'est pas son père, le paradis lui sera interdit».
Aussi, Abou Dhar a entendu le Prophète (P. et B. d'Allah
sur Lui) dire: «Est mécréant
celui qui est appelé d'un nom autre que celui de son père
et connaît la vérité (mais la cache)».
A vrai dire, beaucoup d'opposants
à l'Islam aujourd'hui exploitent cet incident c-à-d.
le mariage du Prophète à la femme divorcée
de son ex-fils adopté pour accuser le Prophète Mohammed
de commettre l'inceste parce qu'ils disent qu'il a épousé
sa belle-fille. Quelle est la vérité de cette affaire
dans ce contexte ?
Des sources fiables nous disent que
le mariage de Zaïd avec Zaïnab n'était pas un mariage
réussi. Il s'était plaint au Prophète et avait
exprimé son désir de se séparer d'elle. A plusieurs
reprises, le Prophète s'est interposé pour rétablir
une relation saine entre eux. Il leur rappelait toujours leur devoir
de craindre Allah et d'observer Ses commandements dans la façon
dont ils se traitent mais, malgré cela, leur désir
mutuel de mettre fin à leur union était toujours présent.
Pendant ce temps, Allah révélait à son Messager,
une fois le divorce prononcé entre ces deux personnes, qu'Allah
avait décidé que Son Messager épouserait Zaïnab.
Mohammed (P. et B. d'Allah sur Lui) hésitait à transmettre
ce commandement. Allah l'a donc réprimandé. C'est
ce que nous lisons dans le saint Coran (Sourate 33, versets 36 à
38) où Allah le Tout-Puissant dit: {Le
croyant et la croyante n'ont plus à choisir sur une affaire
déjà tranchée par Allah et par Son envoyé.
Quiconque désobéit à Allah et à Son
envoyé s'égare de toute évidence. Souviens-toi,
quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de faveurs
- et toi aussi tu l'avais comblé de bienfaits-: "Garde
pour toi ton épouse, et crains Allah". Souviens-toi
que tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre publique
et que tu redoutais le jugement des gens, alors qu'Allah est plus
digne d'être redouté de toi}.
Le Prophète ici n'avait pas
l'intention de désobéir aux ordres de son Seigneur.
Il voulait cependant donner au couple une dernière chance
de poursuivre leurs relations; néanmoins, cela paraissait
horrible pour lui de rompre l'habitude héréditaire
où la femme d'un ex-fils adopté était considérée
comme une belle-fille. Malgré cela, les savants disent en
fait que c'est ici une preuve que le Coran est la parole d'Allah
et non celle de Mohammed; il est rapporté que c'était
la situation la plus difficile que le Prophète de l'Islam
ait rencontré au point où il aurait souhaitélaisser
tomber ces versets si le Coran avait été de lui. Toutefois,
étant un messager, celui qui transmet le message, il n'avait
d'autre choix que celui de le transmettre exactement comme il était
descendu.
Dans ces circonstances, le Prophète
a invité le couple en dispute et lui a révélé
aussi bien qu'à tous les autres musulmans la décision
divine suivante: {Lorsque Zaïd eut dissous
son mariage avec elle, Nous te la donnâmes comme épouse,
afin qu'aucun grief ne soit fait aux croyants qui épousent
les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci mettent fin à
tout commerce avec elles. L'ordre d'Allah devait être exécuté.
Nul grief n'est à faire au Prophète en ce qu'Allah
lui a imposé} [Sourate 33, versets 36 à 38].
La coutume de l'adoption était
ainsi annulée d'une manière pratique chez les musulmans,
la personne du Prophète lui-même ayant été
utilisée pour faire valoir cette nouvelle législation.
Depuis lors, la garde, la prise en charge des orphelins et la fraternité
ont remplacé l'adoption chez les membres de la communauté
musulmane.
Auteur : L'Assemblée Mondiale pour la Jeunesse Musulmane.
Source : Références sur l'Islam.
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