ASPECT SPIRITUEL :
Le Coran énonce clairement
que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle
et humaine. Les deux ont reçu le "souffle divin"
qui leur a donné de la dignité et a fait d'eux les
gérants de Dieu sur la terre. La femme n'est pas blâmée
pour la "chute de l'homme".
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La grossesse et l'accouchement
sont donnés comme des raisons pour aimer et apprécier
les femmes et non comme punition pour "avoir mangé de
l'arbre interdit". L'homme et la femme ont des devoirs et des
responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences
pour leurs décisions et de leurs actions morales. Nulle part
le Coran ne mentionne que les "hommes sont supérieurs
aux femmes", à moins que le texte du Coran n'ait été
pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement
que la seule base de supériorité est la piété
et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.
ASPECT ECONOMIQUE
:
La loi islamique sauvegarde
les droits des femmes avant et après le mariage. En fait,
la femme reçoit une plus grande sécurité financière
que l'homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage.
Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes
ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant
ce temps, elle a droit à toute l'aide financière avant,
pendant et après le mariage, sans égard à sa
richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l'aide pendant
la "période d'attente" en cas de divorce et l'aide
pour l'enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes
de sa vie constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés
partiellement par la moindre part d'héritage qui lui revient.
ASPECT SOCIAL
:
1. En tant que fille: Le Coran
blâme l'attitude de certains parents qui tendent à
favoriser leurs fils. Il prescrit le devoir d'aider et de montrer
de la gentillesse et de la justice envers les filles. L'éducation
des filles n'est pas seulement un droit mais un devoir pour tous
les musulmans, hommes et femmes.
2. En tant qu'épouse: L'opinion
de l'Islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant
du Coran: {Et parmi Ses signes Il a créé
de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité
avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté.
Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent}
[30:21].
Une fille a le droit d'accepter ou
de rejeter des propositions de mariage. Le mariage forcé
sans le consentement mutuel est invalide selon les enseignements
du Prophète Mohammad (P. et B. d'Allah sur Lui).
La norme du mariage dans l'Islam
est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions
incluant les prophètes de la Bible, l'Islam a permis la polygamie
déjà existante (polygynie) mais il la règle
et la restreint. Elle n'est ni exigée ni encouragée.
L'esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements
imprévus des personnes et de la collectivité (par
exemple, les déséquilibres créés par
les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine
aux veuves et aux orphelins. Ceci peut expliquer pourquoi le verset
qui règle la polygamie a été révélé
après la guerre d'Ohod, dans la quelle des douzaines de musulmans
furent tués, laissant derrière eux des veuves et des
orphelins dans le besoin. Tous les intéressés impliqués
dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être
forcée à devenir une seconde épouse. La première
femme qui n'accepte pas une situation de polygamie a le droit de
demander le divorce.
La responsabilité du mari
sur l'entretien, la protection et la direction de la famille, en
général, dans l'esprit de la consultation et de la
gentillesse, est la signification du terme coranique "Qawwamoune".
Ce terme est souvent mal traduit par "qui a de l'autorité
sur les femmes". De la même façon Dieu a doté
les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres,
différentes et complémentaires mais également
importantes. Ceci mène à certains rôles et devoirs
différents mais complémentaires à l'intérieur
de la cellule familiale. C'est ce à quoi le Coran réfère
par le terme "Faddala", souvent mal traduit comme "parce
que Dieu l'a fait supérieur à l'autre". Cette
différentiation se retrouve strictement dans les rôles,
non dans le statut ou l'honneur.
Dans le cas d'une dispute familiale,
le Coran exhorte le mari à traiter sa femme gentiment et
à ne pas négliger ses côtés positifs.
Si le problème est relié au comportement de la femme,
son mari peut la rappeler à la raison. Dans la plupart des
cas, cette mesure suffit. Dans les cas où le problème
continue, le mari peut exprimer son mécontentement d'une
autre façon pacifique, soit en dormant dans un lit séparé
du sien. Cependant, il y a des cas où la femme persiste à
maltraiter de façon délibérée son mari
et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce,
le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver
son mariage, du moins dans certains cas. Cette mesure est décrite
plus précisément comme étant une petite tape
sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure
symbolique que punitive. La loi islamique a bien précisé
qu'avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle
considérée comme le moindre de deux maux (l'autre
étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites.
Elle ne doit pas être sévère au point de causer
des blessures ou même de laisser une marque sur le corps.
Les lois américaines contemporaines ne considèrent
pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur
le corps comme un abus physique. C'est la même définition
qu'ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400
ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé
son utilisation, aussi légère soit-elle. "Ne
frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)" a
dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse
dans sa propre vie conjugale.
Il s'ensuit que lorsque cette question
est ramenée dans son contexte, elle n'a rien à voir
au fait de sanctionner "l'abus" ou "la violence conjugale"
qui est, malheureusement, répandu dans un pays tel que les
États-Unis où toutes les 10 secondes une femme est
battue et chaque jour quatre femmes sont tuées par leurs
conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers
environ des meurtres commis sur les femmes aux États-Unis
(1993).
Dans tous les cas, les musulmans
qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des
excès doivent être condamnés; comme tous les
autres transgresseurs sans distinction de religions.
L'affirmation erronée que
les excès commis par certains musulmans peuvent être
mentionnés dans un des versets parmi les 114 sourates du
Coran n'est pas plus vraie que d'affirmer que la violence qui sévit
contre les femmes aux États-Unis peut être retrouvée
dans la Bible.
En répétant l'exhortation
coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Prophète
Mohammad (P. et B. d'Allah sur Lui) a clairement énoncé
que «Les meilleurs d'entre vous sont
les meilleurs (dans leur conduite) envers leur familles et je suis
le meilleur d'entre vous (dans ma conduite) envers ma famille».
C'est l'exemple à suivre pour le croyant sincère qui
dépasse les paroles pour aller directement à sa foi.
Les formes de dissolution du mariage
incluent un accord mutuel entre le mari et la femme, l'initiative
du mari, l'initiative de la femme (si stipulée dans son contrat
de mariage), la décision de la cour sur l'initiative de la
femme (pour une cause) et l'initiative de la femme "sans cause"
pourvu qu'elle retourne le cadeau du mariage à son mari.
La garde des enfants après
le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère
jusqu'à ce que l'enfant soit âgé d'environ sept
ans, moment où l'enfant peut choisir le parent avec lequel
il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut
réside dans le bien-être de l'enfant et le droit des
deux parents à avoir accès à leurs enfants.
3. En tant que mère: Le Coran
prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement
les mères. Les musulmans apprennent que "le
Paradis se trouve aux pieds des mères".
4. En tant que soeur dans la foi:
Le Prophète a recommandé la gentillesse, l'attention
et le respect des femmes en général car elles sont
les soeurs des hommes.
5. Question de la modestie et des
interactions sociales: Il y a aujourd'hui un large fossé
entre l'idéal (loi islamique) et la réalité
(pratiques culturelles). L'extrémisme, dans un sens ou dans
un autre, est étranger à l'esprit de la loi islamique
et peut refléter de simples pratiques culturelles. Les musulmans
croient en une ligne directrice d'essence divine pour la modestie
et la vertu se traduisant dans l'habillement et le comportement
des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines
cultures est étranger à la pratique du Prophète.
Des interprétations excessivement strictes faites par des
savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par
exemple, les restrictions quant à l'interdiction pour les
femmes de conduire) sont le reflet de l'influence de ces cultures
conservatrices et non une compréhension généralement
acceptée de la grande majorité des savants musulmans
à travers le monde.
ASPECT LEGAL
ET POLITIQUE :
Les hommes et les femmes sont
égaux devant la loi et les tribunaux. Les changements dans
le nombre de témoins, hommes et femmes, dans les tribunaux
ne figurent dans le Coran que dans le contexte des contrats financiers.
Le but est d'établir l'exactitude du témoignage, dans
un cadre donné et auquel les femmes peuvent ne pas avoir
été exposées ou être expérimentées
en matières commerciales. Le juge peut cependant décider
d'assurer la justice sans égard au sexe des témoins.
Auteur : L'Assemblée Mondiale pour la Jeunesse Musulmane.
Source : Références sur l'Islam.
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