Pendant plus de treize ans, les premiers
musulmans subirent vexation, coup sur coup, sans en général
les rendre, et la méchanceté des autres n'en a fait
que s'accroître car c'est là le tempérament
des lâches et des mécréants. C'est alors que
Dieu ordonna à Mohammed de pratiquer le Jihad qui est un
devoir pour tout musulman. C'est le sacrifice du sang pour la juste
cause.
Le mort en Jihad n'est soumis à
aucun jugement et il rejoint directement les saints et les prophètes.
Le Prophète nous dit que, les souffrances de l'agonie étant
tellement terribles, aucun mort ne souhaite revivre pour mourir
une seconde fois. Seul le martyr souhaite mourir mille fois tellement
l'accueil qui lui est réservé au ciel est au-dessus
de toute félicite.
On raconte que dans l'une des premières
batailles avec les Romains, un jeune homme consacra tout ce qu'il
venait d'hériter à l'équipement de l'armée
musulmane et s'y engagea lui-même malgré son jeune
âge. La veille de la bataille, il vit en rêve qu'il
était tué dans le combat et il se vit au paradis entouré
des fameuses Houris et de splendeurs indescriptibles. Juste à
ce moment, on sonna l'attaque et on coupa son beau rêve. Il
se lança comme un lion dans la mêlée en criant:
«Je veux les revoir, je veux les revoir» et il finit
par accéder au martyr.
Le Prophète (P. et B. d'Allah
sur Lui) a dit :
«J'ai
été envoyé pour combattre tous les hommes jusqu'à
ce qu'ils croient à Dieu tout seul ou qu'ils paient tribut.
Dans ces deux cas, sont sacrés pour moi leur sang, leurs
biens et leur honneur» [Hadith].
Dès que quelqu'un embrasse
l'Islam ou reconnaît sa loi, il est absolument interdit de
le tuer pour s'approprier ses biens.
Le Jihad n'est donc nullement une
guerre de conquête ou de rapine. Il s'agit de lutter pour
que la parole de Dieu soit la plus haute afin que pas une autorité
ne s'interpose entre les hommes et le verbe sacré du Seigneur.
Il ne s'agit nullement de les astreindre à embrasser l'Islam
:
{Pas de contrainte
en religion. La bonne voie s'est maintenant distinguée mauvaise...}
[Coran, Sourate 2].
Une fois qu'on a payé le tribut,
on a mis sa vie et ses biens en sécurité et c'est
pourquoi ce fut une véritable libération pour les
peuples d'alors qui payient bien plus à leurs seigneurs et
maîtres sans assurer pour autant leur vie ou leurs biens.
Depuis lors, les musulmans ont mené
plus d'une guerre aux fortunes diverses. Chaque fois qu'ils furent
unis autour d'un idéal pur, ils remportèrent des victoires
éclatantes souvent sur un ennemi supérieur en nombre
et en équipement. Ils ont vu aussi qu'ils ont eu beau être
très nombreux, lorsqu'ils n'étaient pas unis autour
d'un noble idéal, leur nombre ne leur a servi à rien.
{Combien de
clans peu nombreux ont vaincu de clans nombreux: Dieu donne certainement
sa victoire à qui Il veut} [Coran].
En quelques dizaines d'années,
un peuple pauvre et divisé avant l'Islam, considéré
par les autres comme des hordes de mendiants et de pillards, ce
peuple une fois éclairé par la foi et électrisé
par l'Islam, mit à genoux les deux plus puissants empires
d'alors: Byzance et la Perse.
En un quart de siècle, ces
cavaliers du désert arabique abreuvèrent leurs chevaux
dans les eaux de la Loire et s'installèrent, pour sept siècles,
en Espagne où ils laissèrent jusqu'à nos jours
des merveilles d'art et d'architecture.
Ce peuple, vivant jadis dans l'ignorance
et la superstition, apprit et assimila, en quelques décades,
tout le savoir de son temps et bâtit cette civilisation et
cette uvre scientifique qui n'est ni byzantine, ni persane,
ni chinoise mais qui, ayant renoué avec toutes ces civilisations,
alla bien plus loin dans le domaine du savoir et marqua la pensée
humaine de son cachet propre et indélébile.
Dans les domaines de la médecine,
de la botanique, de l'alchimie, des mathématiques, de la
géographie, de l'astronomie et même de la musique,
ils ont accompli des miracles et, jusqu'au seizième siècle,
leurs livres eurent force de loi dans toutes les universités
d'Europe et d'ailleurs.
C'est là encore un miracle
de plus à l'actif de ce berger illettré, cet Arabe
primitif élevé dans un désert des plus arides
que fut Mohammed.
Doit-on rappeler que le Code de Napoléon,
source de tous les codes actuels, a été rédigé
en Egypte sous l'inspiration des docteurs de l'université
d'El Azhar dont Bonaparte aimait la compagnie. Il se dit même
musulman pour mieux gagner leur aide et leur sympathie.
Extrait du livre: Le vrai visage de l'Islam.
Par Salaheddine Kechrid.